Derniers mots pour ce tableau
La pierre verdit, s’oxyde, s’effrite.
Mais peu à peu, elle devient peau.
Le visage s'y fond lentement.
Ni mort ni vivant. Ni passé ni présent.
Surgi du temps. Libre enfin.
Peut-être que la véritable renaissance est de ne plus savoir où la vie commence.

L’art et la vie s’unissent dans une toile.
Car l’art n’a jamais été qu’une tentative de capturer la vie,
et la vie n’est peut-être qu’une œuvre en perpétuelle création.
Ce tableau montre le moment exact où l’un devient l’autre.

L’être humain est-il encore capable d’émerger des ruines pour respirer à nouveau ?
Ce qui fut pierre devient chair, ce qui fut silence devient présence.
De la sculpture au visage, quelque chose persiste et se transforme.
La matière, rongée par le temps, renaît en regard.
Elle change de forme, traverse les matières, se réinvente dans chaque fissure.
Et peut-être que renaître, c’est accepter de porter en soi
toutes les strates du temps,
tous les visages qu’on a été,
toutes les pierres qu’on a traversées.
Peut-être que le passé, en s’effritant, nous donne la permission de renaître.

