Derniers mots pour ce tableau
Deux visages.
La sculpture rêve de la vie.
La femme rêve d’éternité.
La colonne antique se dresse.
Les yeux ambrés cherchent dans le marbre fissuré une parole.
La pierre souffle à l’oreille : la beauté ne meurt pas.
Elle se réincarne dans chaque regard posé sur elle.
La sculpture rêve de la vie.
La femme rêve d’éternité.
La colonne antique se dresse.
Les yeux ambrés cherchent dans le marbre fissuré une parole.
La pierre souffle à l’oreille : la beauté ne meurt pas.
Elle se réincarne dans chaque regard posé sur elle.

La beauté, ici, semble être le plus ancien des héritages.
Mais ce n’est pas une forme qu’on peut transmettre :
c’est un frisson, un arrêt du temps, un vertige.
De la déesse sculptée à la femme vivante,
un même trouble traverse les siècles.
Ce qui nous émeut, ce n’est pas la perfection,
c’est cette présence qui nous regarde en retour.

C’est sentir qu’on existe dans les yeux d’un autre, même de pierre.
La beauté ne meurt pas :
elle se réincarne dans chaque regard posé sur elle.

