Derniers mots pour ce tableau
Et pourtant, il porte un nuage.
Elle pousse une promesse.
Et pourtant, elle sème la vie.

Que dire face à cette maxime : on ne récolte que ce que l’on sème.
On se souviendra longtemps de l’été 2026. Nous attendions un été aux quatre saisons, en Bretagne. Nous avons récolté trois mois changés en enfer. Un monde en péril. Le soleil brûlait les sols. On cherchait la fraîcheur de l’ombre. On attendait la pluie.
La sécheresse n’est plus une blague. Au fil des jours, elle a gagné les sols, épuisé la faune, brûlé la flore. Le monde a-t-il enfin pris conscience du désastre qui l’attend ? L’eau n’a jamais manqué dans nos régions tempérées. La voici devenue si précieuse que j’ai imaginé cette femme poussant un nuage à travers le désert.

Son chariot rempli d’un nuage d’eau laisse pleuvoir. Une bande de verdure étroite, au milieu d’une terre sèche.
Elle apporte l’eau. Mais je ne veux pas que ces fleurs vous rassurent trop vite. Une seule femme, un seul nuage. Autour d’eux, le désert, toujours présent.
Et demain, on oublie. Après-demain, on pleure.
