Derniers mots pour ce tableau
Ses pas quittent la terre. Elle porte en elle la mémoire des espèces.
Les crânes témoignent. Les animaux regardent.
Autour d’elle, Apollon, caresse de soie bleue.
La nature entière assiste à cette étreinte.
Il ondule autour de l’aimée :
« Si je ne peux t’avoir, je te protègerai. »
Dans ce bleu qui serpente, l’amour impossible trouve sa vérité.
Entre l’homme et la nature, un souffle fragile se noue.
Et nous, spectateurs de cette union mystique, comprenons enfin que posséder, c’est protéger.

Plusieurs sujets peuvent coexister :
- A l’origine, mon inspiration fait suite à une relecture du grand mythe de la métamorphose de Daphné : Apollon ne pourra jamais atteindre le coeur de Daphné. Apollon lui dit alors : « Eh bien, puisque tu ne peux être mon épouse, au moins tu seras mon arbre ; toujours, tu serviras d’ornement,… » * 1, 555 dans OVIDE, Métamorphose, livre 1
- Souvent, les observateurs ont une autre interprétation que j’ai également intégrée dans mon travail, notamment en rajoutant dans la composition différents animaux ainsi que des crânes humains. Le sujet est alors l’interrelation entre l’homme et la nature. L’un et l’autre interagissent constamment et se nourrissent mutuellement. Il est indéniable qu’il existe une coexistence étroite entre les êtres humains et non humains. Cette symbiose ou cet équilibre profond et historique instauré depuis des millions d’années entre plusieurs espèces est évidemment menacé !
Aujourd’hui, les activités humaines font disparaitre à grande échelle les espèces non humaines dans leur diversité et dans leur abondance. Les répercussions sont un incommensurable déséquilibre entre les êtres ce qui engendre une grande fragilité de notre espèce ! Voire sa disparition dans un futur proche à l’échelle de l’univers…
Ce tableau a obtenu le prix spécial du salon international d’arts plastiques à La Rochelle (2020)
Il a été également sélectionné pour l’exposition d’Art en Capital au Grand Palais sous l’égide du Salon Des Artistes Français.






