Derniers mots pour ce tableau
En retrait, un homme seul. Entre résignation et volonté apparaît une tension nerveuse et silencieuse.
Une œuvre qui explore les sentiments contradictoires de l’espoir et du désespoir, dans notre époque parfois absurde.
Laisse-les !
Ils sont pareils aux humains affligés par des générations de décisions misérables.

Ils ont traversé les époques sans en mesurer les conséquences. Aveuglés par leurs propres convoitises, ils n’ont plus que l’espoir d’une dernière prière, levant leur tête vers un ciel muet.

Ils sont restés sourds aux alertes que la Terre, patiente, leur annonçait.
Ils nous fascinent à présent par leur attitude insensée pour implorer une aide avant leur chute fatale.
Avec le poids de ce passé, je me sens trahi, aujourd’hui.

Inspiré de l’Évangile de Matthieu (15:14) évoque l’idée de l’aveuglement collectif et de la chute des aveugles en suivant des guides eux-mêmes aveugles :
« Laissez-les. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Or, si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse. «
Et de la peinture de Brueghel l’Ancien, « La Parabole des aveugles », où l’aveuglement est à la fois formalisé et symbolique, décrivant une procession d’aveugles guidés vers leur perte, ci-dessous.


